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Rapport annuel d’Interpharma 2016


Activités et objectifs d’Interpharma

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Rapport annuel d’Interpharma 2016


Activités et objectifs d’Interpharma

Mais surtout, il faut une réorientation de la réflexion: ne pas se focaliser uniquement sur les coûts, mais plus sur les résultats des nouveaux traitements. Tous les partenaires doivent y mettre du leur.

PETER HUG

CHAIR

Aujourd’hui, nous ne vivons en général pas seulement plus longtemps, mais plus longtemps en bonne santé. Un mode de vie sain, mais aussi des progrès médicaux et de nouveaux médicaments ont contribué à cette évolution qui n’est pas encore achevée. Actuellement, la recherche et l’innovation étendent les possibilités médicales à une vitesse vertigineuse. Autrefois mortel, le sida est maintenant une maladie chronique, les chances de survie à certains types de cancer se sont nettement améliorées, l’hépatite C se guérit dans la plupart des cas et nous disposons de médicaments qui réduisent le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. En outre, on parvient de mieux en mieux à soigner certains groupes de patients de manière ciblée. Autrefois, tous les patients atteints de la même maladie recevaient le même médicament. Un traitement standard uniforme peut agir chez certains patients, mais être inefficace chez d’autres.

Aujourd’hui, les médecins peuvent déterminer les causes des maladies et, à l’aide de nouvelles méthodes de diagnostic, mieux prédire comment une patiente ou un patient va répondre à un traitement. Pour soigner les patient-e-s de manière ciblée, les médecins utilisent de plus en plus souvent des combinaisons de médicaments novateurs (traitements combinés) ou des médicaments en dehors de leur rayon d’utilisation habituel. Ces traitements sur mesure aboutissent à de meilleurs résultats. Les nouveaux médicaments novateurs peuvent certes être plus chers que les anciens traitements, mais ils réduisent aussi les coûts car ils raccourcissent les séjours hospitaliers et évitent des traitements subséquents.

Pour qu’à l’avenir, les patient-e-s continuent à avoir accès aux traitements les plus récents, on a besoin de plus de souplesse dans le modèle éprouvé de fixation des prix et dans le système actuel de remboursement. Mais surtout, il faut une réorientation de la réflexion: ne pas se focaliser uniquement sur les coûts, mais plus sur les résultats des nouveaux traitements. Tous les partenaires doivent y mettre du leur.

Grâce au dialogue avec les caisses-maladie sur le remboursement des traitements combinés novateurs contre le cancer, trois traitements combinés ont été admis dans la liste des spécialités (LS) au printemps 2016. Interpharma va continuer à l’avenir à s’engager pour des solutions souples et pragmatiques afin d’assurer à tous les patients et patientes l’accès aux traitements les plus récents.

 


THOMAS B. CUENI

Secrétaire général, directeur

Lorsqu’on pense à la Suisse, on pense «paysages» et «chocolat». Lorsqu’on connaît la Suisse, on sait combien son industrie est performante. L’une d’entre elles, qui fait la force du site de production suisse, est l’industrie pharmaceutique.

Les entreprises pharmaceutiques pratiquant la recherche en Suisse emploient plus de 40 000 personnes, plus de deux fois plus qu’il y a 20 ans. Elles développent et produisent des médicaments qui soulagent les souffrances et sauvent des vies dans le monde entier. Chaque année, des médicaments quittent la Suisse pour un montant de plus de 70 milliards de francs, dont plus de la moitié en direction de l’Europe. L’Europe est le plus grand marché et le plus important pour les médicaments suisses de pointe.

Pour que cela continue, les entreprises pharmaceutiques ont besoin de deux conditions essentielles: premièrement, pouvoir livrer leurs produits dans d’autres pays sans trop de bureaucratie.

Deuxièmement, trouver du personnel pour faire avancer la recherche et le développement de nouveaux médicaments. C’est ce que garantissent les accords bilatéraux. Mais ces deux conditions sont menacées si l’initiative contre l’immigration de masse venait à être mise en œuvre au pied de la lettre.

Par le passé, les accords bilatéraux nous ont été très utiles. Pays dépourvu de matières premières, la Suisse a su garder un bon équilibre entre souveraineté et ouverture économique, devenant l’un des pays au monde qui réussissent le mieux. Avec l’UE, mais pas dans l’UE. Pour l’avenir, il faut garder la tête froide et trouver une solution pragmatique nous permettant de sauvegarder les accords bilatéraux tout en modérant l’immigration dans notre pays.

Mais il faut aussi pour cela que l’UE et nos voisins disent «oui». Prenons soin de relations de partenariat avec l’Europe. En rejetant une solution pragmatique, nous remettrions en cause les valeurs fondamentales traditionnelles qui ont toujours fait le succès de notre pays. Nous ne resterons économiquement forts, novateurs et dynamiques que si nous restons également ouverts.

 

Nous ne resterons économiquement forts, novateurs et dynamiques que si nous restons également ouverts.